L’ÉTÉ OCCITAN AU MUSÉE AGATHOIS : 1 VEILLÉE ET 4 CONCERTS

Date / horaire

Du 03/07/2019 au 03/07/2019 : mercredi (Veillée à 19h00).
Du 16/07/2019 au 16/07/2019 : mardi (A 19h00).
Du 31/07/2019 au 31/07/2019 : mercredi (A 19h00).
Du 21/08/2019 au 21/08/2019 : mercredi (A 19h00).
Du 04/09/2019 au 04/09/2019 : mercredi (A 19h00).

Programme

L’Escolo daï Sarret, association créatrice du Muséo Agatenc, affiliée aux félibriges provençaux, s’est donnée pour but dès sa fondation en 1932 : la conservation du costume traditionnel et de la langue locale (dialecte de la langue occitane). En proposant cet été une programmation autour des musiques occitanes contemporaines, le Musée Agathois a souhaité poursuivre la mise en valeur de notre langue régionale à travers les créations musicales actuelles puisant dans un répertoire traditionnel.

MERCREDI 3 JUILLET • 19 H 00

‘’Veillée : Poësia e lutas viticὸla (poésie et luttes viticoles)’’
> avec Laurent Cavalié et Marie Coumes.
Marie Coumes et Laurent Cavalié vont à la rencontre des anciens militants des Comité d’Actions Viticoles. Ceux qui ont mené leur combat des années 60 jusqu’à la manifestation tragique de Montredon-des-Corbières en mars 76. Ces vignerons que toute la presse de gauche qualifiait de réactionnaire et celle de droite de dangereux révolutionnaire, formulèrent simplement en leur temps une volonté farouche de vivre et travailler au pays. Par là même ils exprimèrent une grande dignité à être « de quelque part », sans chauvinisme et loin de tout régionalisme. La poésie occitane de l’époque à suivi de près les événements, des poètes y ont même pris part, et y ont trouvé un chemin de poésie de lutte que nous souhaitons explorer et croiser avec la parole de ces vieux militants.

MARDI 16 JUILLET • 19 H 00

‘’Belugueta’’ • Polyphonie progressive > avec Lisa Langlois-Garrigue, Julen Achiary, Charlotte Espieussas, Julien Lameiras et Lucie Gibaux.
« Marchas sus la terra per davant son los aujols un pé dins cada piada per t’enganar pas inocent... ». Belugueta marche sur les traces d’une langue glanée çà et là : entre leurs vieux et leurs enfants, à la lueur d’une veillée de chants, aux détours des rues Toulousaines, en ramassant pommes et châtaignes ..... De ces bribes de musique ils ont tissé des « choses à dire », un poème, un psaume, un récit, une musique un peu douce, un peu forte à travers ce « patois » qui les inspire, cette fameuse langue occitane, orale, entre déclin et survivance. BELUGUETA met ses mots en voix, en chant, en percussion. Il y a chez eux une volonté de s’exprimer par quelque chose de nouveau et d’ancien à la fois, afin de nourrir à leur tour leurs traditions, leurs cultures populaires ; car pour eux une tradition se sème, pousse, se cultive et se réinvente.

MERCREDI 31 JUILLET • 19 H 00

‘’Hum’’ • World d’aqui
> avec Aimé Brees : chant, clarinettes ; Vincent Crepin : guitare, bouzouki ; Christophe Montet : cajon, daf, tombak, riqq ; Olivia R. Garcia : basse.

Créé en 2009 dans l'Hérault, le groupe HUM teinte sa musique d'un exotisme original : un chanteur-clarinettiste-occitaniste d'origine Belge, un percussionniste cévenol passionné de musiques orientales, un guitariste venu du nord partagé entre le rock et le râga indien, réunis tout d'abord en trio, autour des textes du poète occitan Joan Yves Roier. En 2011 HUM devient quartet, avec l'arrivée d'un bassiste nomade féru de musiques du monde, renforçant l'identité musicale du groupe, qui se veut ouverte à toutes les influences. Les compositions de HUM, classées dans les musiques du monde trouvent également leur place dans les musiques actuelles et le jazz. Inspirées de musiques traditionnelles et/ou populaires, de musiques ethniques ou contemporaines, d'origine méditerranéenne ou extra-européenne elles invitent à une narration poético-musicale qui puise dans diverses influences nourrissant leurs compositions originales. Une musique vivante, laissant des espaces d'improvisations et où tout est question d'assemblages et de dosages. Le choix de l'occitan, langue actuelle mais riche d'une culture très ancienne, s'est révélé comme le plus pertinent pour exprimer ce voyage musical né en Languedoc et parcourant les frontières...

MERCREDI 21 AOÛT • 19 H 00

‘’Lo Barrut’’ • Polyphonie occitane
> avec Erwan Billon, Titouan Billon, Emilie Dreyer-Durfer, Delphine Grellier, Olivier Grolleau, Samuel Grolleau, Audrey Hoyuelos, Maud Séguier : voix et percussions, composition et arrangement.
Barrut, c’est une bête composée de trois femmes et quatre hommes qui font de la polyphonie et qui tapent très fort sur des tambours. Une bête sonore, sauvage, qui pleure parfois, rugit souvent, une bête qui a grandi dans la garrigue montpelliéraine et dont l’insatiable appétit l’a conduite à s’abreuver à la table de nombreux étrangers, qui ne le sont plus dès lors qu’ils acceptent de nourrir l’estomac prodigieux. Si la bête mange et boit tellement, c’est pour pouvoir irradier ensuite du feu qui la fait chanter, car telle est sa raison d’être. La bête du Barrut est un animal poétique. Elle met en mouvement des stances dans sa langue maternelle, l’occitan. Des poèmes écrits par Léon Cordes, Louisa Paulin, des troubadours du XXe siècle, ou par la bête elle-même.

MERCREDI 4 SEPTEMBRE • 19 H 00

‘’Sirventés’’ • Chants enragés en pays d’Oc
> avec Manu Théron : chant ; Grégory Dargent : oud ; Youssef Hbeish ou Etienne Gruel : percussions
Présent dès les premiers balbutiements du Trobar (la poésie des troubadours), le sirventés est de style contestataire : il décrit sans ménagement les violences de son siècle, la stupidité des puissants et la fugacité des sentiments humains. Au cliché réduisant le troubadour à un amant éploré réfugié dans sa tour d’ivoire, le sirventés oppose l’image d’un poète-musicien qui brocarde les princes, moque l’Eglise, pris avec ses contemporains dans les tourments et la guerre.
Les trois musiciens ont choisi de respecter, en les développant ou en s’en inspirant, les mélodies originales, consignées à la fin du XIIIème siècle par les derniers troubadours. Ils mettent à profit leurs expériences respectives, accumulées lors de rapprochements - utopiques ou avérés - entre les musiques orientales et occidentales, populaires et savantes, anciennes et contemporaines, pour explorer toutes les potentialités de la monodie occitane médiévale. Coutumiers de la digression et de l’improvisation, ils proposent aussi une réponse courtoise, immodérée et surtout inattendue à ceux qui savent, comme nos troubadours, ce que la musique et la poésie peuvent pour atténuer l’absurdité du monde.

> gratuit
> places limitées
> réservation conseillée
Dates
Le 21 août 2019 a 19h00, Le 4 septembre 2019 a 19h00
Adresse
MUSÉE AGATHOIS JULES BAUDOU. 5 rue de la Fraternité
34300 AGDE
Tél
+33 4 67 94 82 51
Organisateur
MUSÉE AGATHOIS JULES BAUDOU
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